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Janvier 2000-n°139

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Rendez-vous
La Semaine des Télécoms
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La Semaine des Télécoms et des Réseaux a rassemblé pour la première fois cette année plusieurs salons de la filière télécoms : l’ex SIRcom (télécommunications mobiles et fixes), Cabling Systems Europe (élaboration, construction, gestion et maintenance des réseaux), et la Maison Communicante. Une semaine, qui a permis de faire un point sur l’actualité des marchés des réseaux domestiques et du bâtiment intelligent ainsi que sur les nombreuses innovations en termes de produits et de services.
En inaugurant ce salon, Chistian Pierret, secrétaire d’Etat à l’Industrie, rappelait « l’importance que le gouvernement attache au développement des technologies de l’information et de la communication. En termes économiques, ce secteur représente environ 6 % du PIB, mais compte pour près de 20 % de la croissance globale de l’économie française et contribue de manière importante à la création d’emplois durables et donc à la baisse du chômage en France ». Puis il abordait d’une part l’arrivée de la boucle locale radio « conduisant à la présence dans la quasi totalité des régions françaises de 4 opérateurs supplémentaires sur un segment de marché souvent peu ouvert », mais aussi l’ouverture du dégroupage. Il a ensuite annoncé l’appel à candidature pour l’UMTS en expliquant que le gouvernement a choisi, plutôt que des enchères financières, une procédure « d’enchères sur le territoire », traduite par des obligations de couverture géographiques mentionnées dans l’appel à candidatures de l’ART. Il a enfin estimé, après avoir décliné les champs d’action du gouvernement en matière de gestion des fréquences, que l’introduction de la boucle locale radio, des technologies xDSL et de l’UMTS constituait « un moment décisif dans le développement des télécommunications ».
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Focus
Le discours du ministre correspondait bien aux focus de la manifestation. Pour ce qui concerne la téléphonie fixe, l’intérêt s’est focalisé sur le dégroupage. A mi-chemin entre le fixe et le mobile, la boucle locale radio a été le second grand sujet de ce salon. Mais ce sont surtout les mobiles qui ont occupé le devant de la scène, notamment avec les technologies Wap, le GPRS et la perspective de l’UMTS. La plupart des constructeurs d’équipements, Nokia, Ericsson, Alcatel, Sagem, Siemens, ont ainsi présenté des matériels répondant à ces nouvelles normes, préfigurant ce que seront les prochains services mis en place par les opérateurs, grâce au GPRS et les nouvelles fonctionnalités en cours d’installation sur les réseaux GSM 900 et 1 800 MHz, qui permettent d’envoyer des données et d’accéder plus rapidement à l’internet. Sur cette base, TDF, en tant que compagnie de sites, a pu montrer sa position stratégique dans ce secteur.
Les conférences ont relayé tous ces sujets, mettant en particulier l’accent sur les technologies de boucle locale radio et sur l’UMTS au moment où la procédure de sélection des candidats est engagée par l’ART. Le secteur des radiocommunications professionnelles n’a pas été oublié. En effet, il repart avec la mise en œuvre des nouveaux réseaux numériques à la norme européenne TETRA.
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Bilan 2000
Pour Jean-Michel Hubert, président de l’ART, « l’année 2000 représente une étape décisive dans le développement du marché et la progression de la concurrence. Elle confirme les tendances déjà observées en 1999. C’est ce que tendent à montrer les chiffres du premier trimestre 2000 ».
Les résultats publiés de ce premier trimestre 2000 présentés par Jean-Michel Hubert, proviennent d’une enquête menée auprès de l’ensemble des 96 opérateurs titulaires d’une licence au 31 mars 2000. Les opérateurs qui ont répondu à cette enquête trimestrielle totalisaient plus de 99 % de parts de marché lors de l’enquête statistique de 1999 sur une période équivalente.
Ils font apparaître plusieurs tendances :
- Les opérateurs titulaires de licence ont réalisé, au premier trimestre 2000, un chiffre d’affaires de 46,8 milliards de francs, soit 26,5 % de celui de l’ensemble de l’année 1999, à périmètre constant. La part de la téléphonie reste prépondérante et représente 81,1 %. Dans ce total, la part de la téléphonie mobile est désormais de 26,3 %, en progression (elle était de 22,4 % en 1999).
Sur le marché du téléphone fixe, les communications nationales, hors communications fixes vers mobiles, demeurent prépondérantes dans le total des communications passées depuis un poste fixe ; elles représentent respectivement 64,8 % des revenus et 91,9 % des volumes. Le nombre d’abonnés à la sélection et à la présélection du transporteur s’établit à plus de 3,4 millions à la fin du premier trimestre 2000.
- Les communications d’accès à internet augmentent fortement ; leur volume total au cours du premier trimestre 2000 représente 41,9 % du total des communications d’accès à internet de l’ensemble de l’année 1999. Le marché de la fourniture de services d’accès à internet, qui ne saurait être assimilé à l’ensemble du marché de la fourniture d’accès à internet – puisqu’il ne porte que sur les opérateurs titulaires de licences, représente 118 millions de francs au premier trimestre.
- Le marché des mobiles enregistre également une progression importante, qui se traduit notamment par une augmentation du volume de trafic au départ des mobiles : celui-ci représente, au premier trimestre 2000, 38,3 % du total de l’année 1999.
La croissance nette du premier semestre 2000 a dépassé de son côté celle du premier semestre 1999. La raison tient à la conjonction de la croissance exceptionnelle de janvier (+1 155 000 contre 440 700 en 1999) et à une croissance mensuelle équivalente à celle observée sur la même période de 1999, entre février et juin 2000. Ainsi, au cours de cette période, 2,5 millions de français se sont équipés d’un téléphone mobile, contre 2,6 millions en 1999. Au 30 juin 2000, 24,3 millions de Français disposaient d’un mobile, et le taux d’équipement de la population française s’établissait à 40,4 %. Le marché français pourrait atteindre près de 30 millions de clients à la fin de l’année 2000, soit un taux d’équipement de 50 %.
Des statistiques qui expliquent pleinement le succès et le dynamisme de la Semaine Française des Télécoms et des Réseaux.
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