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Antennes : histoire

Dernière mise à jour :
19/12/2002

 

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Octobre 2002-n°161

Signalétique jeunesse
Vigilance accrue

Pour renforcer la vigilance des chaînes et des adultes face à la violence à l’écran et accroître la protection des jeunes publics, le CSA a modifié le dispositif de mise à l’antenne de la signalétique jeunesse.
 
 
La nouvelle signalétique jeunesse décidée par le CSA, en collaboration avec les chaînes hertziennes, les chaînes du câble et du satellite, le collectif inter associatif Enfance et Médias, se veut plus simple, plus claire et plus explicite. Dès juin 2002, le CSA avait lancé une concertation et des négociations pour modifier la signalétique initiée en 1996 et déjà réadaptée en 1998. Ce travail faisait suite à une enquête Médiamétrie, qui révélait que les pictogrammes utilisés étaient mal mémorisés et que leur signification restait floue.
 
 
Une signalétique explicite
La nouvelle signalétique (voir encadré) propose un étiquetage par tranches d’âge, à l’instar de ce qui existe déjà pour les autres médias (cinéma, jeux vidéos, livres pour enfants, etc.). Elle donne ainsi des recommandations pratiques, immédiatement identifiables pour les parents. Par ailleurs, la durée des avertissements et des pictogrammes est allongée. De une minute, le pictogramme de catégorie II passe à cinq minutes d’affichage et réapparaîtra pendant une minute après les coupures publicitaires. Pour les programmes de plus de trente minutes diffusés sans coupure, il réapparaîtra au bout de quinze minutes. Les autres pictogrammes seront présents en permanence à l’écran. La mise à l’antenne de cette nouvelle signalétique aura lieu le 18 novembre 2002 au plus tard.

 
 
Protéger avant tout
Le CSA a précisé que l’objectif n’était ni de censurer, ni d’aseptiser le petit écran de toute représentation de violence ou d’érotisme. Il s’agit de renforcer à la fois :
– la vigilance des chaînes, grâce à une classification de chaque émission et le choix horaire de diffusion qui tient compte de la présence des enfants devant le petit écran ;
– la surveillance attentive des parents, alertés par la présence d’un pictogramme sur les bandes annonces, sur les annonces publiées dans la presse, ainsi que sur le programme lui-même.
L’efficacité du dispositif tient donc tant à la cohérence et au sérieux de la classification effectuée par les chaînes que de l’utilisation de la signalétique par les parents et adultes en charge d’enfants (enseignants, animateurs, éducateurs).
En France, l’impact des programmes télévisés sur l’épanouissement des enfants et la construction de leur personnalité a longtemps été sous-estimé. Les premières dispositions en la matière remontent aux années soixante-dix. En 1989, le CSA élaborait une directive avant de mettre en place une première signalétique jeunesse en 1996. « Dans une société dans laquelle les enfants ont un large accès aux médias dès leur plus jeune âge, il est important que tous les adultes qui sont au contact d’enfants soient sensibilisés à ces enjeux », rappelle le CSA. Et dans ce travail de sensibilisation, les médias ont un rôle important à jouer.

 
 
 
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