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Mai 2001-n°145

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Le bilan statistique publié par le Centre National de la Cinématographie (CNC) porte sur la production de films français ayant reçu leur agrément en 2000. Les films financés par un producteur français mais tournés à l’étranger en dehors d’un accord de coproduction et les films dits « sauvages », qui ne font pas appel à un financement encadré ou au soutien financier de l’Etat, n’ont pas été pris en compte par son analyse. Ainsi, seuls apparaissent dans les résultats publiés, les films dont le tournage a débuté en 2000 ou s’est achevé durant l’année.
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Un niveau élevé
Bien qu’en recul par rapport à 1998 et 1999, le niveau de la production cinématographique française en 2000 reste élevé. 171 films ont été agréés, contre 181 l’année précédente.
Cependant, pour le CNC, « le léger ralentissement de l’activité constaté en 2000, doit cependant être nuancé : le nombre moyen de films agréés depuis dix ans est de 149 films par an ». Pour le CNC, « la mesure la plus pertinente de la production nationale reste celle du nombre de films d’initiative française, produits et financés intégralement ou majoritairement par des partenaires français, par opposition aux films dans lesquels les partenaires français n’interviennent que comme coproducteurs minoritaires, sans être les initiateurs des projets. Ce sont, en effet, les films d’initiative française qui représentent l’essentiel de l’emploi des artistes et techniciens français, de l’activité des réalisateurs et producteurs français et même des entrées en salles des films agrées ».Ces films sont au nombre de 145 en 2000. Leur quasi totalité (93 % d’entre eux) est tournée en langue française. 10 films d’initiative française ont cependant été tournés en langue étrangère, parmi lesquels 6 films en anglais, dont 3 figurent parmi les plus gros devis de l’année.
L’année 2000 est la première année, pleine d’application des nouvelles mesures d’aide au cinéma. « La mise en place de la réforme de l’agrément a eu pour effet de rendre facultative la demande d’agrément des investissements avant le début des prises de vue pour les films ne faisant pas appel à des financements encadrés (avance sur recettes avant réalisation, chaînes hertziennes en clair, Sofica et coproductions internationales. » Ces films, qui ont reçu directement un agrément de production (après l’obtention du visa d’exploitation) sont au nombre de 15, ils étaient 4 en 1999. Cette différence s’explique par le fait que la réforme a été mise en œuvre dans le courant de l’année 1999.
Enfin, 60 films ont été coproduits avec au moins un partenaire étranger (34 films d’initiative française et 26 films à majorité étrangère). Ce chiffre est en recul par rapport à 1999 (- 6 films), mais le nombre de films d’initiative française coproduits avec l’étranger reste stable. Le recentrage au profit des productions 100 % françaises se confirme. Le nombre de coproductions diminue, les investissements sur les coproductions majoritaires françaises baissent et les investissements sur les coproductions étrangères augmentent : 60 films sur 171 ont fait l’objet d’une coproduction avec un ou plusieurs partenaires étrangers.
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Volume d’investissement
Le volume global d’investissement sur les films d’initiative française connaît une hausse de 16 % par rapport à 1999. Cette progression est due à l’augmentation de la part française (+17%), les investissements étrangers demeurant parfaitement stables. Le niveau global est donc élevé, supérieur même à celui de 1998, année exceptionnelle au regard des précédentes. Il confirme d’ailleurs une progression très sensible des investissements dans la production cinématographique au cours de la décennie.
La légère baisse du nombre de films d’initiative française produits et la hausse importante des investissements conduisent tout naturellement à une progression du budget moyen des films. Celui-ci atteint en 2000 son deuxième niveau le plus élevé de la décennie après 1997. Le devis médian dépasse quant à lui le record atteint en 1995. 7 films ont été produits pour un devis supérieur à 100 millions de francs, mais seul l’un d’entre eux avait un devis supérieur à 200 millions de francs (Astérix et Obélix : mission Cléopatre, 327 millions de francs). Parallèlement, le nombre de films dont le budget est compris entre 70 et 100 millions de francs est en baisse, mais reste à un niveau élevé. Ainsi, ces deux catégories de films ont capté plus du tiers des investissements de l’année contre le quart pour les deux années précédentes. Toutefois, la répartition des investissements en 2000 ressemble à celle observée en 1997. Par ailleurs, le poids des films dont le devis est compris entre 40 millions et 70 millions de francs, en recul, compense la hausse des tranches supérieures. Au total, 54,1 % de l’investissement se sont répartis sur les devis de plus de 40 millions de francs, niveau comparable à celui de 1999 (49,4 %) et 1998 (54,5 %).
Dans les tranches les plus basses, si le nombre de films produits pour moins de 10 millions de francs se maintient, on peut noter la raréfaction des productions intermédiaires (entre 10 et 25 millions de francs) au profit des films dont le devis est compris entre 25 et 40 millions de francs.
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Les genres
Les films en costumes et de reconstitution historique continuent à occuper une place importante : parmi les 145 films d’initiative française, on compte en effet 11 films de cette catégorie. 7 d’entre eux ont les devis les plus chers de l’année : Astérix et Obélix : mission Cléopatre, Vidocq, La Dernière Aventure, Le Pacte des loups, Le Roi Danse, Le Prince du Pacifique et Laisser Passer. Parmi ces 11 films en costumes, 2 présentent la particularité de recourir à l’utilisation de techniques numériques sur toute la chaîne de production. Les films d’initiative française se répartissent toujours dans une très grande majorité entre les deux genres les plus répandus dans le cinéma français : la comédie, avec une quinzaine de films, et la catégorie des « comédies dramatiques », aux contours plus flous. La production de films d’animation est en forte progression, avec 5 films actuellement en production et 1 film agréé après sa sortie en salles (3 films d’animation agréés en 1999). Pour sa part, la production de documentaires reste constante avec 6 films agréés en 2000.
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