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Pierre Lescure, président de Canal +, a demandé à l’occasion d’une conférence de presse, le 19 décembre, la renégociation des obligations de la chaîne cryptée en matière de cinéma français dont le texte d’accords vient à échéance fin 2004. Expliquant que les propos de Jean-Marie Messier, président de Vivendi Universal qui possède Canal +, sur la l’exception culturelle françaises avaient été mal interprétés car sortis de leur contexte, il a déclaré que « Canal+ ne veut plus être la seule vache à lait du cinéma français, auquel elle aura versé en 2001 environ 305 millions d’euros (2 milliards de francs), entre ses obligations contractuelles et les sommes investies à travers StudioCanal, son studio de production européen ». Pour sa part, Jean-Marie Messier, président de Vivendi Universal s’est interrogé dans Libération du 20 décembre : « Est-il légitime d’imaginer un peu plus d’équité dans un système où Canal+ n’a plus le monopole du cinéma à la télé? Oui. (…) Nous revendiquons cette équité et nous souhaitons que tous les acteurs qui font une offre cinéma au consommateur français prennent les mêmes engagements au même niveau que Canal+ ». Pierre Lescure a, pour sa part, réclamé l’ouverture d’un « débat sérieux » sur le financement du cinéma français. « Les temps ont changé. La consommation du cinéma s’est banalisée. (…) On doit travailler aujourd’hui à des perspectives de financements supplémentaires et, le cas échéant, alternatifs.(…) De manière inéluctable, l’impact du cinéma comme produit d’appel exclusif, qui fait s’abonner pour un an à une chaîne à péage quelle qu’elle soit, n’est plus perceptible ». Estimant que la situation de Canal + s’est banalisée face à la concurrence, il a estimé que c’est la « pérennité du financement du cinéma » qui doit être prise en compte dans les renégociations.
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