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Dernière mise à jour :
20/09/2002

 

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Octobre 2001-n°149

Initiatives
L’accès public à internet
La mise en œuvre d’une politique de développement de l’accès public à internet a été et demeure une composante clé du développement de ce média dans les pays les plus avancés aujourd’hui dans l’internet : Etats-Unis mais aussi pays scandinaves. La France a engagé une politique volontariste dans ce domaine, soutenue par tous les acteurs, notamment par France Télécom.
 
 
© ECM de la médiathèque d'Epernay
Lionel Jospin, Premier ministre, a expliqué, à la suite du Comité interministériel du 10 juillet 2000 consacré à la société de l’information, la nécessité de « réduire le fossé numérique, donner à tous la possibilité de maîtriser les outils de la société de l’information [...] Il s’agit d’abord de mettre le réseau à la portée de chacun: plus de 7 000 lieux publics permettant un accès à l’internet seront ouverts d’ici à 2003 ».
 
 
© ECM de la Maison des arts de Thonon-les-bains
La MAPI
Le 1er décembre 2000 paraissait le décret portant création de la Mission interministérielle pour l’accès public à la micro-informatique, à l’internet et au multimédia. (MAPI). Alain Giffard était nommé président de cette mission interministérielle, le 6 décembre 2000, et un groupe de travail auprès de lui était constitué le 23 février 2001. Rattachée aux services du Premier ministre, cette mission a pour objet de favoriser l’implantation sur l’ensemble du territoire de points d’accès ouverts au public. Tout en accordant une attention particulière aux « espaces publics numériques », elle doit s’employer à faciliter les échanges entre les différents acteurs de l’accès public. Elle veille à permettre au grand public d’identifier les points d’accès et leurs services. Elle travaille à l’harmonisation des mesures prises par les administrations et les services publics. Elle gère la charte des espaces publics numériques, et s’assure de sa bonne articulation avec le « passeport internet », et les emplois jeunes. Elle travaille dans un esprit de partenariat étroit avec les réseaux existants, notamment associatifs et municipaux. Elle a un rôle de conseil et d’expertise au service des collectivités locales, des administrations, des associations et autres personnes privées qui mettent en place des points d’accès. Elle les informe sur l’expérience des lieux d’accès, comme sur les mesures de soutien.
Pour Alain Giffard, il faut se réjouir qu’après une période de relatif désintéressement des médias pour les espaces publics multimédia, cette indifférence ait aujourd’hui disparu. Pour lui, notre pays est dans une phase d’extension du recours à l’internet qui mérite que l’on se pose les questions de fond. En effet, le thème de la modernité pour elle-même n’a plus d’échos et il est temps de se construire une philosophie générale permettant de nous donner les moyens de franchir les obstacles que la France rencontre aujourd’hui dans ce domaine :
- un certain retard dans le développement de l’outil,
- le risque de création rapide d’un fossé numérique,
- la formation du public.
Il faut donc inventer des méthodes, des solutions qui passent par le large public et c’est dans ce cadre qu’il faut comprendre le lancement des espaces publics numériques (EPN) qui seront la colonne vertébrale de sa mission. Enfin, il estime fondamental que sa mission soit celle de l’ensemble des acteurs et qu’elle s’appuie sur la reconnaissance de tout ce qui s’est passé auparavant dans ce secteur. Il estime que le cœur de sa mission est d’aider les collectivités locales à s’emparer du dossier de l’accès public.

 
 
© RATP/Mauboussin Jean-François
Circulaire de définition
Le Journal officiel a publié le 23 août 2001 une circulaire exposant les objectifs et les conditions de mise en œuvre des espaces publics numériques qui, par-delà les connexions internet, apporteront au public « une première formation, en particulier pour la découverte de l’internet ». L’objectif du gouvernement est de labelliser, dans un délai de deux ans, 2 500 espaces publics numériques. Les EPN ne sont pas des structures propres à l’Etat mais sont dotés d’un label visant à reconnaître les initiatives prises aussi bien par les services de l’Etat, les collectivités locales, les établissements publics que par les entreprises et les associations, dès lors qu’un ensemble de conditions est respecté. Ils doivent être ouverts au grand public, offrir une offre d’accès d’au moins deux heures à l’internet, proposer une première formation générale reconnue par la délivrance d’un « passeport pour l’internet et le multimédia » et disposer d’au moins un animateur multimédia qualifié. La MAPI (Mission interministérielle pour l’accès public à la micro-informatique, à l’internet et au multimédia) prendra en charge entièrement la procédure d’attribution du label.
A l’heure actuelle, la mission interministérielle a recensé près de 2 000 lieux d’accès publics à internet. Il s’agit de les enrichir ou de leur donner le label de l’Etat, mais aussi d’en financer partiellement les frais de fonctionnement. Pour ce faire, la MAPI dispose de 10 millions de francs par an sur trois ans. Généralement, une aide de 50 à 70 000 francs sera consentie aux porteurs de projets, soit environ 170 nouveaux projets chaque année. D’ici à la fin de l’année 2001, la mission éditera un guide de l’élu pour l’accès public à internet où toutes les possibilités de financement de projets seront détaillées.

 
 
© médiathèque France télécom
Les initiatives de France Télécom
France Télécom, acteur majeur dans le développement de la société de l’information, fort d’une tradition de service public et présent sur tout le territoire, a voulu répondre à la demande gouvernementale en créant avec les collectivités locales des structures d’accès public à internet à but non lucratif, ceci soit sous forme de Centres soit sous celle de bornes d’accès en libre-service. Ce dont il s’agit, et c’est aussi l’intérêt économique de France Télécom, est de lutter contre un fossé numérique qui s’est créé à partir de trois obstacles majeurs à l’accès aux nouvelles technologies :
- le problème financier, l’accès coûte cher,
- le problème de la compétence, il faut apprendre,
- le problème de la fracture du sens, il faut comprendre et accéder au sens.
C’est pourquoi, une charte des espaces multimédia a été élaborée par France Télécom qui comporte cinq éléments cruciaux :
- l’accent est porté sur l’accès de tous les publics aux centres,
- l’ accompagnement du public est effectué par des animateurs (1 pour 4 postes),
- des guides pratiques permettent d’approfondir les usages,
- l’accent est mis sur le local,
- le réseau des centres est national.
2000 espaces multimédia France Télécom devraient être en service en 2003.

 
 
© A. Tudela/La Poste
Création du CSTI
Le 11 avril 2001, a été créé le Conseil Stratégique des Technologies de l’Information. Ce Conseil, dont le secrétaire général est Didier Lombard, a pour mission d’explorer 4 axes :
- infrastructures et réseaux
- applications et services
- besoins en hommes, en spécialistes
- recherche et développement
Une première action a été la création de « La charte des écoles de l’internet ». Une deuxième action en cours sera de définir les modalités de l’accès pour tous au haut débit et à la téléphonie mobile. Les premières conclusions seront rendues au Premier ministre en décembre 2001.
Pour en savoir plus : www.csti.pm.gouv.fr

 
 
 
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