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Créée en 1946 à l’initiative d’une dizaine de techniciens et d’ingénieurs du Cinéma, la CST a pour objet de faire connaître par tous moyens les progrès techniques susceptibles d’améliorer la qualité de l’expression audiovisuelle, de la création à la diffusion, en particulier de veiller au respect des œuvres et à la qualité de leur restitution.
Elle a aussi pour objet toutes études, expertises, contrôles, missions d’assistance technique et proposition réglementaires intéressant les techniques d’expression par l’image et par le son.
Il lui appartient d’assurer des missions de formation et d’information, de diffuser et publier des recommandations et de demeurer un observatoire permanent et prospectif de l’évolution des techniques.
Depuis 1946, les techniques cinématographiques ont considérablement évolué. A chaque étape de ces évolutions, la CST a été présente, vigilante, experte et s’est montrée compétente.
Ces dix dernières années ont vu une accélération importante de la technologie.
C’est ainsi que la chaîne sonore a été totalement conquise par le numérique : la prise de son, le montage, le mixage et la restitution sur écran. Cette mutation de l’analogique au numérique a amené un gain incontesté de qualité. Dans le même temps le montage des images est devenu virtuel.
Les différents départements concernés de la CST ont suivi avec attention et intérêt ces différentes avancées et n’ont pas manqué d’apporter leur expertise, dans le droit fil de l’objet de l’association.
Ces techniques numériques concernent désormais la totalité des maillons de la chaîne de l’Image : la captation, le montage, les effets spéciaux, la diffusion, et ce pour la télévision comme pour le cinéma.
Dans le cadre de la plate-forme d’expérimentation du cinéma numérique, en collaboration avec TDF et Globe-Cast, nous avons, durant plus d’un an, procédé à différentes évaluations, essais et présentations d’une chaîne de diffusion du cinéma numérique telle qu’elle pourrait être dans les prochaines années.
S’il est évident aujourd’hui, que la qualité de restitution sur un écran de cinéma des images numériques est très proche de la qualité d’une image argentique, de nombreux problèmes demeurent néanmoins en suspens :
- par quel moyen le signal numérique arrivera t’il dans la salle ?
- à quel prix ?
- par quel réseau ?
- comment maîtriser le piratage ?
Plusieurs réponses se dessinent, constructeurs et diffuseurs proposent déjà et proposeront encore des solutions ; nous resterons en veille et comme nous l’avons fait pour la plate-forme Numérique, nous publierons des recommandations à l’issue de nos évaluations. Du fait de nos excellents rapports avec nos homologues anglais (BKSTS) et américains (SMPTE) nous avons pu constater la similitude de nos recommandations.
Les préoccupations de la CST vont au-delà du seul cinéma, le multimédia et la télévision sont aussi des domaines dans lesquels nous avons une part active.
De la production des images jusqu’à leur diffusion, nous faisons en sorte d’être présents et de veiller au respect de la qualité.
S’il faut produire des images et des sons pour diffuser, il faut aussi penser au patrimoine et à la conservation des archives audiovisuelles.
Dans ce domaine aussi, le numérique devient un outil et un support incontournable, là plus qu’ailleurs, il nous faudra veiller au respect de l’œuvre !
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